20 astuces pour dompter l’angoisse de la page blanche

Si vous aimez cet article, pourquoi ne pas le partager ? Merci !Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone

page blanche angoisse syndrome blocage

Vous voulez écrire une partie de votre histoire familiale, de votre autobiographie… ou tout autre texte d’ailleurs. Mais au moment de vous y mettre, votre cerveau se grippe, vos doigts flageolent : vous vivez la fameuse angoisse de la page blanche.

Nous avons vu lundi les causes possibles de ce syndrome, et le premier moyen de le surmonter : éclaircir vos idées et faire le point sur ce que vous voulez dire.

Hélas, cela ne suffit pas toujours. Je vous avais promis des astuces pour remédier au blocage persistant, les voici*.

Que faire face à l’angoisse de la page blanche ? Écrire !

La meilleure parade face à la page blanche est de commencer à la noircir le plus vite possible. Oui mais comment, justement ? Par exemple, en écrivant les pensées qui vous passent par la tête, quel que soit leur ordre (ou leur désordre) et sans vous préoccuper de faire de jolies phrases. Le seul but est d’amorcer la pompe… pour vous retrouver porté par le flot plaisant de l’écriture.

Concentrez-vous sur le fait de coucher vos idées sur le papier, en résistant à l’envie de revenir en arrière pour corriger vos fautes de frappe et reprendre vos tournures. Ce que vous écrivez ne vous plaît pas ? Ce n’est pas grave, il ne s’agit que d’un brouillon à améliorer (plus tard !).

Pour ne pas démarrer sur une page blanche, vous pouvez aussi utiliser un ancien texte comme base de départ, pour l’améliorer ou le poursuivre.

Et si cela vous correspond mieux, griffonnez, dessinez sur votre page blanche ! L’essentiel est que vous vous l’appropriiez, quel que soit le moyen.

Arrêtez d’écrire au bon moment

C’est le (bon) conseil d’Ernest Hemingway : « La meilleure façon, c’est de toujours vous arrêter quand vous arrivez à bien écrire et que vous savez déjà ce qui va se passer ensuite dans votre histoire. Si vous faites cela chaque jour, vous n’aurez jamais de blocage. »

Une méthode testée et approuvée ! Pour être certaine de redémarrer facilement, je note, à l’endroit où je m’interromps, la façon précise dont je vais poursuivre mon texte (histoire, idée…). C’est un gain de temps précieux.

Et si besoin, pourquoi ne pas inscrire sur votre page quelques encouragements à retrouver le lendemain ? C’est ce que j’ai entendu Jean-Loup Dabadie raconter il y a quelques jours : « C’est bien Jean-Loup, continue ! Plus que 29 pages ! » Il en rit mais, apparemment, ça marche !

Un blocage d’écriture ? Le changement, c’est maintenant !

Changez de moment. Êtes-vous en pleine possession de vos moyens tôt le matin ou plus tard dans la journée ? Respectez votre rythme !

Changez d’endroit. Quand vous tournez en rond, pourquoi ne pas vous délocaliser dans un café ou une bibliothèque, par exemple ? Varier le cadre et l’ambiance mettra peut-être fin à votre surplace.

Changez de sujet. Vous séchez sur la biographie d’un ancêtre ou sur vos souvenirs d’école ? Laissez-les de côté… pour l’instant.

Changez-vous les idées ! Prenez un peu de distance avant d’en arriver à vous dire quelque chose comme « décidément, je ne réussirai jamais à écrire ». Marchez, pédalez, cuisinez, dormez… ! Certains parviennent à se ressourcer sous la douche, ce qui n’a rien de surprenant puisque ce serait là que « nos meilleures idées jaillissent ».

Autres trucs et astuces contre l’angoisse de la page blanche

Rusez. Dites-vous que vous allez écrire pendant 5 minutes, pas plus. Vous n’avez alors plus l’impression d’entrer dans un long tunnel d’écriture, ce qui est plus engageant ! En outre, cette courte durée vous rendra sans doute plus efficace. Et allez savoir : une fois lancé, vous ne pourrez peut-être plus vous arrêter…

Lancez-vous un défi. Nous avons parfois (souvent ?) besoin d’une échéance, d’un engagement à tenir vis-à-vis de nous-même ou des autres. Dans le même registre, vous fixer un nombre minimal de pages à écrire chaque jour ou chaque semaine vous stimulerait-il ?

Le coup du carnet. Si la page blanche vous angoisse parce que vous ne savez (réellement) pas quoi dire, notez toutes vos idées dès qu’elles vous passent par la tête. Le jour, la nuit et même sous la douche !

écriture blocage page blancheSur votre carnet, notez des idées, des mots-clés… et laissez mijoter !

Lisez. Vous confronter à un autre auteur peut vous donner le déclic. Vous pouvez aussi relire l’un de vos propres textes… et vous laisser surprendre : « C’est moi qui ai écrit ça ? Mais c’est pas mal du tout ! »

Retrouvez votre motivation. Appuyez-vous sur ce qui vous a poussé à vouloir écrire votre histoire familiale ou votre autobiographie. Envie de transmettre, de sauvegarder, besoin d’y voir plus clair… Peut-être aussi le goût de l’écriture ?

Désacralisez. Écrire le livre de sa vie ou de sa famille, ce n’est pas rien. Inversement, plus l’on donne d’importance à un projet, moins on avance : trop d’enjeu, trop de pression, ça paralyse ! Êtes-vous familier de ce genre de situation ?

Restez focalisé. Pour ne pas vous sentir écrasé, essayez de ne pas penser à votre livre en entier. Concentrez-vous sur la petite partie du travail que vous avez à faire dans les prochains jours : un chapitre (court, de préférence), une scène, un moment particulier de votre histoire personnelle ou familiale…

Rapprochez-vous. Écrivez en pensant à une personne que vous aimez, comme si vous l’aviez en face de vous et que vous lui parliez.

Trouvez un partenaire d’écriture. Tels deux compères qui se mettent au sport ensemble pour se motiver et se soutenir, pourquoi ne pas vous allier à un partenaire qui nourrit le même projet que vous ?

Écrire régulièrement et anticiper le blocage

Pas de secret : en écriture comme ailleurs, s’entraîner régulièrement est primordial. Plus vous écrivez, mieux vous écrivez, et moins l’acte d’écrire vous fait peur. Il devient banal, voire nécessaire !

Et pour parer la panne sèche, anticipez en préparant une liste d’amorces précises à utiliser si besoin. Il peut s’agir d’un souvenir vivace, d’une personne qui vous inspire particulièrement, d’une photo, d’un objet…

Quelques exemples pour élaborer ce « plan B » : « regarder la photo de mariage de mes grands-parents maternels et décrire les nouveaux époux », « raconter ma rencontre avec untel ou unetelle », « décrire à quoi ressemblait ma chambre d’enfant »…

À vous de jouer

Testez, adaptez ces astuces afin de trouver celle(s) qui marche(nt) pour vous. Et si vous en connaissez une autre, c’est le moment ou jamais de la laisser en commentaire !

Par ailleurs, si la page blanche vous stresse, le fait de vous pencher – par écrit, bien sûr 😉 – sur ce que vous ressentez dans ces moments-là vous aidera sans doute beaucoup. Pensez-y !

 

* Certaines astuces m’ont été données par des abonnés à mon compte Twitter : Hervé, Gloria, Jean-Michel, Alain ou encore Benoît. Merci à eux !

 

Si vous aimez cet article, pourquoi ne pas le partager ? Merci !Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someone

2 réflexions au sujet de « 20 astuces pour dompter l’angoisse de la page blanche »

  1. Bien le bonjour !
    Je suis suis stupéfaite par tant de bons conseils. J’ai découvert votre blog il y a quelques jours déjà. Et j’avais lu ce billet.
    J’ai essayé la technique de s’arrêter d’écrire quand est justement en plein de dans. Autant dire que j’étais très sceptique au départ, mais au final c’est la meilleure idée que j’ai jamais reçu !!
    Je pensais que justement, tant qu’on avait matière à travailler, il fallait écrire. Le soucis c’est que certains jour on est beaucoup moins inspiré que d’autres pour continuer notre histoire. Ainsi et désormais je me fixe un temps de travail. Cela peut être 1heure, 2 heure comme des fois un simple quart d’heure. Quand le reveil sonne, je stoppe la rédaction, et écrit les idées que j’ai en tête, le début de la suite etc sur la page encours. Le lendemain, où à la prochaine séance de rédaction et bien c’est reparti de plus belle. Franchement un grand merci Hélène pour ton blog qui dois aider je penser bon nombre d’entre nous.

    • Bonjour Marie,
      merci pour ce retour d’expérience, ravie que mes conseils soient utiles 🙂
      Oui, c’est bien d’en garder sous le pied pour la séance d’écriture suivante. D’autant que ça amplifie l’envie de s’y remettre !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *