5 questions à vous poser avant d’écrire votre histoire familiale

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« Je rêve d’écrire l’histoire de ma famille, mais je ne sais pas comment m’y prendre. Par quoi commencer ? »

Cette phrase, je l’entends souvent. Et c’est bien normal : « Ecrire l’histoire de sa famille » est un sujet si vaste ! Trop vaste.

Alors pour se lancer, il faut en passer par une petite mise au point, un rétrécissement du champ.

Voyons comment démarrer sur de bonnes bases, en répondant à ces 5 questions essentielles.

 

1. Pourquoi écrire votre histoire familiale ?

Connaissez-vous vraiment votre principale motivation ?

  • Redonner vie à vos ancêtres, passer du temps avec eux ?
  • Faire le point sur ce qu’ils vous ont transmis, héritages heureux ou douloureux ?
  • Délivrer un message à vos descendants ?
  • Écrire, créer, réaliser, vivre une expérience d’auteur ?
  • Laisser une trace de vos recherches généalogiques, de peur qu’elles disparaissent ?
  • Vous positionner en tant qu’historien de la famille ?
  • Rendre service ou faire plaisir à vos proches ou aux générations futures, en leur permettant de savoir d’où ils viennent ?
  • Approfondir vos connaissances sur votre histoire familiale (car vous apprendrez beaucoup en l’écrivant !)
  • Mieux vous connaître, vous apaiser, tourner une page ?
  • Créer des liens en rassemblant votre famille autour d’un passé commun ?

Réfléchir à la finalité de votre ouvrage mérite toute votre attention. D’abord parce qu’il vaut mieux être au clair plutôt que d’avancer à l’aveuglette, vous ne trouvez pas ?

Ensuite, parce que votre réponse définira en partie le contenu et le ton de votre livre de famille.

Par exemple, si votre principale motivation est de transmettre un message à vos descendants, vous construirez et écrirez votre texte de sorte qu’il délivre ce message le mieux possible.

Savoir ce qui vous motive sera utile également si vous perdez un jour de votre entrain. Vous vous rappellerez alors ce qui vous a animé pour vous lancer 🙂

 

2. Pour qui l’écrivez-vous ?

Votre réponse à cette question est déterminante pour préciser votre sujet et la façon de l’aborder.

Selon le « public » à qui vous vous adressez, vos lecteurs ont des connaissances (sur la famille elle-même, sur le contexte historique) et des attentes différentes. Si vous souhaitez être lu, il faut en tenir compte !

famille livre

À qui voulez-vous vous adresser ?

  • À vos descendants ? Ceux qui sont déjà nés ? Ceux qui naîtront dans quelques années ou quelques décennies ? Dans ce dernier cas, prenez soin de préciser certains éléments qui nous paraissent évidents aujourd’hui, mais que les générations futures auront peut-être du mal à comprendre !
  • Aimeriez-vous que des adolescents ou des enfants puissent découvrir votre livre de famille ? Vous adapterez alors les informations délivrées, le vocabulaire et la syntaxe…
  • À votre famille élargie ? Pour que vos cousins et cousines soient intéressés, ils doivent pouvoir « se retrouver » dans votre ouvrage.
  • À des généalogistes ou à des historiens ? Dans ce cas, vous ne présenterez pas les mêmes informations que si vous vous adressez à votre famille. Et vous emploierez un vocabulaire spécialisé qu’il faut bien souvent éviter lorsqu’on s’adresse à des lecteurs profanes.
  • À un large public ? Si vous voulez publier votre livre au-delà du cercle des proches, vous devrez mettre en évidence la dimension universelle de votre histoire familiale. Et protéger le droit au respect de la vie privée.

Quand vous savez pourquoi et pour qui vous écrivez, vous savez en partie répondre à la question suivante !

 

3. De qui voulez-vous parler ?

Une famille, c’est grand, surtout quand on connaît sa généalogie !

Précisément, de qui avez-vous envie de parler ?

  • des personnes de votre famille que vous avez connues, ou du moins d’une partie d’entre elles ?
  • d’une lignée d’ancêtres en ligne directe ?
  • d’une lignée de femmes ?
  • d’un groupe familial en particulier ? Par exemple, ceux qui vivaient à un certain endroit et à une certaine époque, ceux qui exerçaient le même métier…
  • d’un ancêtre en particulier, dont vous allez écrire la biographie ? Sachant que vous serez forcément amené à présenter les générations qui le précèdent et le suivent, sur sa fratrie, son cousinage…
  • des descendants d’un certain couple d’aïeux ?
  • de parents ici et là, dépeints dans une galerie de portraits ? (selon l’intérêt que vous leur portez, ce que vous avez à dire…)

En ce qui concerne la famille récente, où vous arrêtez-vous ?
Incluez-vous vos parents ? Si vous souhaitez intéresser vos cousins, parlez aussi de leurs parents à eux 😉
Retracez-vous votre propre parcours ? (cela évitera à vos descendants de le faire !)

Dressez la liste des protagonistes de votre ouvrage.

 

4. De quoi allez-vous parler ?

Il y a beaucoup à dire sur nos aïeux, même quand nous ne connaissons pas les détails de leur vie !

  • Le niveau de vie : métier, niveau de fortune, évolution sociale…
  • Le mode de vie, le quotidien de leur époque et de leur milieu…
  • Le lieu de vie : village, quartier, région… A quoi ressemble-t-il ? Que s’y passe-t-il ?
  • Les relations familiales, la personnalité de chacun…
  • La vie sociale : relations, engagements…
  • Le cadre général : contexte économique, mentalités et croyances, événements historiques ayant touché vos ancêtres, voire bouleversé le cours de leur vie…

peinture Fantin-Latour Lecture
Est-ce que vos ancêtres lisaient ?
Tableau d’Henri Fantin-Latour, La Lecture (1877).

 

Mettrez-vous l’accent sur un aspect particulier ? La reconstitution du quotidien, par exemple (c’est mon dada 😉 ). Ou les interactions avec la « grande histoire », si cela se justifie.

Dans ce cas, votre histoire aura un thème, un angle, qui vous aidera à éviter les énumérations d’informations. Votre livre sera plus cohérent, plus fort.

Je vous renvoie à cet article, qui vous explique comment choisir le sujet (la thématique) de votre ouvrage.

 

5. Quel style de livre ?

La première question est celle de la fiction : avez-vous envie de romancer votre récit ? Dans quelles « proportions » ?

Et ensuite, voulez-vous réaliser :

  • un livre long, traitant en profondeur une partie de votre histoire familiale ou de votre généalogie ?
  • un livret de quelques pages sur un ancêtre ou un thème particulier ? « Dès que j’en ai fini un, j’ai envie d’en commencer un autre », a témoigné une personne à l’une de mes conférences l’autre jour !
  • un recueil : de photos ou de documents d’archives commentés, d’anecdotes, de lettres, de témoignages, de portraits…
  • un livre de création mêlant images et textes (scrapbooking, livre dessiné…)

Tenez compte de vos possibilités, de vos envies, de votre tempérament…

 

Cliquez ici pour télécharger la fiche-action récapitulative.

Quand vous prenez le temps de préciser ce que vous voulez faire, vous avancez d’un grand pas : votre sujet est moins vaste, vous savez où vous allez, le chemin est plus clair. Vous pouvez vous lancer plus facilement !

Avez-vous commencé à réfléchir à ces questions ?

 

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4 réflexions au sujet de « 5 questions à vous poser avant d’écrire votre histoire familiale »

  1. Bonsoir,
    Merci pour cet article à lire avant d’attaquer les mémoires de sa famille. Pour le côté personnel j’emploierais la première personne. Car c’est « moi » qui raconte l’histoire de ma famille. Un peu à la manière du journal d’anne franck. Surtout si la lecture est destinée à mes enfants, petits enfants etc .. Pour un public un peu plus extérieur, j’opterais sans doute pour la troisième personne, et je m’engagerais dans un roman, conté comme les histoires d’autrefois. Dans les deux cas, je pense qu’il important de parler des personnes en elle même, souligner leurs traits de caractère, les liens etc mais aussi leur mode de vie, leurs exploits, et quelques bons souvenirs qui ont marqué la famille.

    • Merci pour ces points de vue, Claire. Je vous rejoins totalement sur la fin, c’est même le plus important selon moi (du moins quand c’est possible).

      Je comprends et j’aime bien votre point de vue « conté comme les histoires d’autrefois », même si je ne suis pas fan des biographies romancées. Mais enfin le débat est lancé !

  2. Voilà exactement ce qu’il me fallait !Cela fait quelques temps que je cherchais une source pour rédiger les mémoires familiales ! Je ne savais pas vraiment par où commencer, mais là j’ai tout ce qu’il me faut. C’est super, et je tenais à vous remercier. A bientôt, Thibault.

    • Super, Thibault !
      Tenez-nous au courant de vos avancées, et à votre disposition si jamais ça coinçait (ça arrive aux plus grands 😉 )

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