L’angoisse de la page blanche : comment s’en défaire ?

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Un quart des Français – et la moitié des 65 ans et plus – aimeraient écrire une biographie ou une autobiographie, selon un sondage paru en début de mois.

Pourtant, la plupart en restent au stade du projet. L’angoisse de la page blanche aurait-elle encore frappé ?

Nous avons tous connu cette situation. On s’installe pour écrire, on choisit son plus beau stylo ou le meilleur titre pour son fichier Word, et puis… on sèche. Les idées s’embrouillent, le cerveau est pris de vertige, on ne sait plus rien. On est pa-ra-ly-sé.

On regarde ailleurs ou on se lève, puis on essaie de s’y remettre. Enfin, on parvient à écrire quelques mots… mais on n’est pas convaincu, alors on les supprime. Retour à la case départ !

On voudrait bien, mais on n’peut point

L’angoisse de la page blanche est souvent niée, cachée. Pourtant, elle est fréquente et normale. Elle peut toucher tout écrivain ou « écrivant », à tout instant : nouveau projet, mais aussi nouveau chapitre, moment particulier de notre histoire personnelle ou familiale que l’on ne sait pas comment aborder…

Comment limiter ce stress ? D’abord en le reconnaissant et en l’acceptant… pour mieux le dépasser. Puis en prenant conscience de sa ou de ses causes, manière de prendre un peu de recul.

Vous reconnaissez-vous parmi ces explications possibles à la peur d’écrire ?

  • Impression d’avoir trop de choses à dire
  • Sensation d’être écrasé par l’ampleur du travail
  • Peur de l’inconnu
  • Peur de ne pas y arriver
  • Peur d’être jugé / peur du ridicule
  • Peur de vous dévoiler, surtout si vous écrivez une autobiographie
  • Peur de blesser une personne de votre famille ou de votre entourage
  • Mauvais souvenirs scolaires
  • Environnement familial qui dévalorisait l’écrit ou, au contraire, le survalorisait (pression)
  • Désir d’être parfait / exhaustif
  • Sentiment de ne pas être à la hauteur (du sujet, de ce que vous voudriez être ou faire, de ce que vous imaginez de vos futurs lecteurs…)
  • Peur de réaliser son rêve
  • Peur de ne pas être lu
  • Peur de faire resurgir des émotions désagréables

La peur d’écrire, ça se dompte !

Toutes ces émotions et sensations désagréables ne doivent pas vous faire renoncer à votre projet d’écriture. Car même s’il paraît impossible de se débarrasser à vie de la peur d’écrire, il existe des ficelles pour apprivoiser cette bonne vieille copine un peu casse-pied.

peur-écrire-écritureClarifiez vos idées

Pour beaucoup d’entre nous, difficile de savoir par quoi commencer quand on ne sait pas où l’on va.

Avant de vous lancer dans l’écriture de votre autobiographie ou de votre livre de famille, avez-vous fait un plan ? Qu’il soit détaillé ou sommaire, le plan rassemble tous les faits ou idées dont vous voulez parler, et l’ordre dans lequel ils vont se présenter.

En déterminant la façon dont le récit va s’articuler, vous clarifiez vos idées et vous vous sentez plus à l’aise. Vous avez une base sur laquelle vous appuyer. Quand on sait qu’on ne peut pas perdre pied, on se jette à l’eau plus facilement !

Si l’idée de faire un plan vous désespère à l’avance, notez au moins quelques idées ou mots clés, en vous demandant : « Qu’est-ce que je veux dire exactement ? » Et puis, commencez à écrire dans la foulée… et sur la même page qui, du coup, n’est déjà plus tout à fait blanche !

Vous pouvez aussi passer par l’oral : si vous ne savez pas comment écrire une scène ou une anecdote, racontez-la à l’un de vos proches. Une idée de départ en sortira peut-être. Cela marche aussi quand vous ne savez pas comment exprimer une idée : dites-la, pour démêler ce qui pourrait être confus.

Une autre façon de se recentrer – et de commencer à noircir la page blanche récalcitrante – est d’en revenir aux questions de base : qui ? quoi ? quand ? où ? comment, pourquoi ? Bien sûr, vous ne garderez peut-être pas ce début (nous y reviendrons !).

Peut-être aussi avez-vous besoin de mettre de l’ordre dans vos documents ou vos archives : notes, dossiers, classeurs, photos, lettres… Ça tombe bien, c’est le printemps !

Mais parfois, tout cela ne suffit pas. Si vous avez les idées claires et que vous n’arrivez pourtant pas à écrire, ne manquez pas la suite de cet article. Je vous présenterai tout une série de stratagèmes, dont certains ont été utilisés par les plus grands écrivains et d’autres… par moi-même.

Il y a de grandes chances pour que vous trouviez celui qui marche pour vous. À moins que vous le connaissiez déjà ?

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4 réflexions au sujet de « L’angoisse de la page blanche : comment s’en défaire ? »

    • Vous avez raison, Jean-Michel, l’angoisse de la page blanche est certainement une forme de trac. Et quand on sait que Brel vomissait avant d’entrer en scène, on peut relativiser !

  1. Je suis en train de vivre ce syndrome et j’ai hâte de lire la suite. Merci pour vos conseils

    • Merci Laure, la suite arrive bientôt et j’espère qu’elle vous aidera à avancer. Tenez-nous au courant !

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