Blocage d’écriture : et s’il suffisait d’aller voir ailleurs ?

Ecrire livre bureau lieu insolite

Cela vous est-il déjà arrivé ?

Vous vous asseyez à votre bureau avec l’intention d’écrire… et cinq minutes plus tard, vous faites tout autre chose : regarder vos mails, parcourir les réseaux sociaux, étendre le linge, sortir la poubelle, rentrer la voiture…

Mmmh. Je crois que nous passons tous par là 😉

 

Si cela se produit souvent, avez-vous pensé à changer d’environnement ? Il suffit parfois de peu pour transformer bien des choses…

Se rendre dans un lieu inhabituel peut nous sembler inconfortable dans un premier temps.

Mais sortir du quotidien stimule l’esprit. Ouvre des possibilités, des pistes, nous sort de notre cadre de pensée coutumier.

 

Smartphone

Et puis, vous aurez moins de sources de distraction à votre disposition. Même si vous avez accès à vos mails, à votre smartphone, etc., laissez tout ça de côté un moment.

Restez pleinement engagé dans ce que vous faites. Ça fait un bien fou !

Si vous avez du mal à écrire chez vous, c’est peut-être aussi parce que vous avez besoin d’être entouré. Rester seul face à la page blanche n’est pas toujours facile…

En ce qui me concerne, j’ai remarqué récemment que j’étais très productive dans le TGV :

  • le temps est limité. Se fixer un délai nous aide vraiment à mobiliser nos capacités
  • il y a généralement peu de bruit
  • tout le monde est focalisé : sur un livre, sur un écran, sur ses pensées… Ce qui facilite ma propre concentration
  • je crois également que mon cerveau s’accorde à la dynamique du train : lui aussi, se met à avancer ! Quelque chose se met en route.

Reste que je ne prends pas le TGV tous les jours !

Mais il y a bien d’autres environnements à tester, avant de trouver celui qui vous porte le plus.

Ils pourraient devenir vos lieux d’écriture usuels ou rester occasionnels, selon l’humeur du moment.

 

À l’extérieur…

  • Les bibliothèques et médiathèques. Il y en a partout en France. Si je le pouvais, j’irais plus souvent à la bibli du Centre Beaubourg, à Paris : elle me met particulièrement en verve.
  • Vous connaissez ces exemples célèbres d’auteurs qui écrivent au café. Un cadre qui stimule, ou qui perturbe. Cela dit, vous préférez peut-être l’atmosphère des salons de thé. Ou celle des bars de palaces (moins nombreux que les bibliothèques !).
  • Dominique, un lecteur a réagi l’autre jour à l’un de mes posts sur Facebook : « Pour ma part, ce qui marche le mieux, c’est écrire dans ma tête quand je suis seul en randonnée dans la nature et même en faisant un footing. » Les écrivains sont souvent de grands marcheurs !
  • Assis dans le jardin, dans la forêt, sur la plage, au sommet d’une montagne… Réservé à la belle saison et pas toujours confortable, mais peut donner des ailes !
  • Et pourquoi pas une mini-retraite ? Grâce à des sites comme Airbnb, vous avez la possibilité de vous immerger dans l’écriture pendant une semaine (ou plus) sans vous ruiner. Pas très loin de chez vous, dans un coin qui vous inspire ou dans la région des aïeux dont vous écrivez l’histoire…

 

À l’intérieur

Et si, pour une raison ou pour une autre, vous ne pouvez ou ne voulez pas vous éloigner de votre domicile, il reste des solutions toutes simples à expérimenter :

  • modifier l’orientation de votre bureau. Si votre regard bute sur un mur, essayez d’ouvrir votre champ visuel. Et inversement : vous êtes peut-être distrait et sollicité par tout ce que vous voyez depuis votre bureau. En vous mettant face à un mur, vous vous éparpillerez peut-être moins !
  • changer de pièce. Sur Facebook toujours, Marie et Olivier ont souligné combien ils aimaient écrire sur la table de la cuisine.Oui, elle a quelque chose de particulier cette table : on s’y retrouve, on s’y parle, on s’y nourrit. Lieu de vie et de sociabilité ! Je suppose aussi que, pour certains d’entre nous, cela rappelle l’époque où l’on y faisait nos devoirs, bien au chaud.

Et vous, quel est votre lieu de prédilection pour écrire ?

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4 réflexions au sujet de « Blocage d’écriture : et s’il suffisait d’aller voir ailleurs ? »

  1. Merci pour ces idées intéressantes et bien sympathiques !

    Pour ma part, c’est surtout, le matin, dans la baignoire ou sous la douche que les idées viennent à moi, je ne sais pas si c’est parce que c’est un moment de détente ou bien si c’est grâce à la fraicheur du réveil ou peut-être les deux. Par ailleurs, je fais en ce moment un travail physique pendant deux jours et demi par semaine et pendant ses moments d’effort qui ne me demandent pas de faire travailler ma tête, je profite de lancer des réflexions, les idées arrivent, je m’arrête un instant et je les note.

    Chaque soir, je sors mes notes et je les place dans les documents que j’ai créés au préalable pour les différents chapitres de mon livre. Les jours suivants, pendant lesquels je ne travaille pas dehors, je me mets à écrire à l’aide de mon ordinateur, assis à mon bureau ou sur mon canapé et il me suffit juste d’exploiter les idées notées, faire quelques vérifications sur le net et entamer l’écriture. Il est vrai, que je fatigue un peu au bout de deux ou trois heures et je me permets de faire des pauses.

    Pour le bruit et la concentration, je peux même mettre une musique, ça peut même me stimuler. Et j’ai de la chance, j’ai grandi dans un environnement ou nous étions 9 personnes, mes parents et mes six sœurs et frères, à partager un trois pièces et je devais faire mes devoirs d’école, lire, apprendre par cœur, dans cette ambiance. Je me suis donc habitué à faire abstraction de tous les éléments, qui peuvent avoir, sur moi, un effet perturbateur !

    • Merci de partager votre méthode, Azeddine. Les idées arrivent quand on ne les cherche pas (comme quand on a oublié un nom ou qu’on ne retrouve plus ses lunettes) !

      Quelle chance, en effet, de pouvoir faire abstraction des perturbations extérieures. Cela me demande généralement un effort mental considérable…

      A bientôt !

  2. Toujours heureux de lire vos réflexions.
    Mon cas est en fait à l’opposé.
    J’ai plein d’idées qui me viennent à des moments impossibles, en voiture, sous la douche, en jardinant, etc.
    Et quand je veux les mettre sur papier, je n’arrive plus à les reproduire de manière satisfaisante. Assez frustrant.

    • C’est tout à fait normal, Paul : traduire en mots des idées, des pensées ou des ressentis d’une manière satisfaisante est un défi, et les auteurs aguerris eux-mêmes s’y confrontent.

      Les solutions ? Un entraînement régulier ; et puis chercher, essayer, persister jusqu’à satisfaction 🙂 Comme un sportif qui cherche à perfectionner son geste, ou un pianiste revenant sur un passage difficile jusqu’à l’exécuter avec fluidité. Et quand on y parvient, quelle félicité !

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