Ecrire une biographie en partant du plus ancien ou du plus récent ?

Partagez-moi !

chronologie biographie livre famille

Une question est revenue sous plusieurs formes dans les réponses au sondage que j’ai envoyé aux membres du blog, l’autre jour. On me la pose aussi souvent par ailleurs.

Cette question porte sur la chronologie : « Pour écrire l’histoire de ma vie ou de ma famille, vaut-il mieux commencer par le plus ancien pour aller vers le plus récent, ou l’inverse ? »

Si vous préférez lire, voici la retranscription de la vidéo :

Le mouvement naturel d’une histoire

Pour moi, la réponse est assez simple. Lorsqu’on vous raconte une histoire ou quand vous racontez vous-même une histoire, qu’il s’agisse d’une anecdote toute simple ou d’une brève histoire de votre vie, vous commencez tout naturellement par le début, pour arriver jusqu’au présent.

C’est le mouvement naturel d’une histoire. Nous la racontons, plus ou moins, dans l’ordre où elle s’est déroulée.

 

Une évolution mise en valeur

Le premier avantage est que cela permet à vos lecteurs de voir l’évolution du parcours que vous racontez. Car c’est le point intéressant dans l’histoire d’une vie ou d’une famille : l’évolution. Comment on est passé du point A au point B.

Si vous écrivez l’histoire à rebours, vos lecteurs ne percevront pas bien cette évolution, ou même ne la percevront pas du tout. Votre récit en sera moins intéressant.

 

Une écriture plus facile

La dernière raison pour laquelle vous devriez rédiger en suivant la chronologie, c’est qu’écrire dans l’ordre où les faits se sont déroulés est beaucoup plus facile. Si vous racontez à rebours, les choses risquent de s’embrouiller.

Oubliez donc l’ordre antéchronologique ! Il est source de complication pour l’auteur (vous 🙂 ) comme pour les lecteurs.

 

Commencer une autobiographie ou un livre de famille

Seul bémol : au lieu d’ouvrir votre livre par les événements les plus anciens, vous pouvez commencer par des faits plus récents.

Ce n’est pas contradictoire avec ce que j’ai dit précédemment !

Vous voyez très souvent ce procédé dans les romans, les films ou les séries. L’auteur commence par la situation actuelle. Puis, il y a un flashback et l’on revient au début de l’histoire, qui se déroule ensuite suivant l’ordre chronologique.

Au début de votre livre, vous pouvez ainsi évoquer vos parents, vous-même aujourd’hui ou les générations actuelles, par exemple, selon que vous écrivez l’histoire de votre vie ou de votre famille.

L’avantage ?

  • Histoire familiale/généalogie : vos lecteurs seront davantage intéressés si vous leur parlez dès le départ de leurs grands-parents ou de leurs cousins, voire d’eux-mêmes (on se montre toujours intéressé quand on nous parle de nous !).
    Une fois que vous avez accroché l’intérêt de vos lecteurs et attisé leur curiosité, revenez en arrière, c’est-à-dire au début de l’histoire que vous voulez raconter.
  • Autobiographie : vous pouvez commencer par un moment actuel de votre vie ou un moment un petit peu plus ancien – un épisode crucial de votre existence, par exemple.
    Puis, revenez en arrière, sur le mode : « comment j’en étais arrivé là », « comment ce moment crucial était-il arrivé », etc.

 

Flashbacks

Au fil des pages, vous pouvez parsemer votre livre de flashbacks. Sans en abuser, pour éviter de vous compliquer la vie et de compliquer celle de vos lecteurs, qui risqueraient d’être perdus.

Vous pouvez faire un flashback de temps en temps. Cela n’a rien d’obligatoire, mais cet outil peut s’avérer utile.

Cliquez ici pour découvrir l’article sur les flash-backs

 

P.S : une autre question m’a été posée récemment : « Comment recevoir un mail à chaque fois qu’un article est publié sur le blog ? »

C’est très simple ! Il suffit de vous inscrire pour devenir membre du blog. C’est gratuit. Vous êtes alors informé de chaque nouvelle publication.

 

Partagez-moi !

4 réflexions au sujet de « Ecrire une biographie en partant du plus ancien ou du plus récent ? »

  1. De nouveau Hélène, une vidéo parfaite Et utile . En plus, à venir, la transcription des Vidéos , que demander de plus!

  2. vos articles sont toujours très intéressants mais un problème me bloque encore : parler d’ancêtres lointains que l’on a pas connu à la 3èrme personne, c’est simple
    mais quand il s’agit de ses grands parents ou parents, vaut-il mieux faire le récit en utilisant leur prénom ou (serge est allé à l’école ou papa est allé à l’école….) ?
    je suppose qu’un mixte est possible : conter l’histoire avec le prénom, puis ajouter de temps à autre une précision
    « Il y avait une rivière au bout du jardin. Serge voulait faire une radeau… » ou « papa voulait faire un radeau… »

    j’ai plein de documents et de récits mais j’hésite encore sur la manière…

    • Bonjour Marie-Pierre,

      quand vous employez le prénom, cela crée une distance entre vous et la personne dont vous parlez, comme si vous écriviez la vie d’un personnage « extérieur ».
      Si vous dites « papa » ou « mon père », vous parlez en tant que fille. Vous êtes donc davantage impliquée et cela donne un ton plus personnel.

      Passer de l’un à l’autre dans le même texte produirait un effet étrange.

      Il faut donc choisir. Entre « Hervé » ou « papa », il n’y a pas d’option meilleure que l’autre. C’est simplement une question de distance.
      En ce qui me concerne, je n’aimerais pas écrire sur mon père en utilisant son prénom, mais c’est très personnel. Il est peut-être plus facile pour vous, au contraire, de mettre une distance. Avec quelle formule êtes-vous le plus à l’aise ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *