4 alternatives à la biographie classique : laquelle préférez-vous ?

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Il n’y a pas que la biographie classique dans la vie !

Quand vous pensez « biographie » ou « autobiographie », vous imaginez peut-être un livre racontant une vie entière, telle qu’elle s’est déroulée.

C’est la forme classique, et elle présente deux inconvénients majeurs :

 

1. Vous pouvez vous sentir découragé par cette entreprise de taille.

2. Votre livre risque d’être très long et très plat :

– les événements se succèdent en se retrouvant tous plus ou moins au même niveau. Pas de relief, donc !

– certains passages seront répétitifs (les fêtes de Noël se produisent tous les ans…)

– sans oublier les détails soporifiques (imaginez quelqu’un qui vous raconte toute sa scolarité, classe par classe, du début à la fin…).

Il existe plein de nouvelles façons d’écrire une biographie. J’en ai déjà présenté quelques-unes : ici, par exemple.

Aujourd’hui, je vous propose un panorama un peu plus large, avec 4 grands styles de livres pour écrire l’histoire de votre vie ou celle d’un être cher.

 

1. La biographie romancée

Ça ressemble à un roman, ça se lit comme un roman… mais ce n’est pas un roman.

Ici, votre récit se base sur des faits réels, mais :

–  vous lui donnez la forme d’un roman en utilisant les outils de la fiction : personnages, dialogues, scènes, flashback, anticipations

vous pouvez modifier un peu les éléments dont vous disposez. Par exemple, vous simplifiez un événement ou en combinez deux pour fluidifier votre récit. Ou encore, vous mettez en exergue des traits de caractère chez vos personnages, pour donner du relief à l’histoire.

Ce que vous écrivez est tantôt vrai, tantôt vraisemblable, mais vous ajoutez une part de créativité, voire d’invention : reconstitution d’un dialogue, d’une scène vécue par l’un de vos aïeux…

C’est ce qu’a fait Éliane pour écrire la biographie de son ancêtre.

C’est aussi le genre en vogue chez les éditeurs… et la forme préférée des Américains, pour lesquels tout doit prendre la forme d’une histoire à raconter (le fameux storytelling). Une histoire avec son intrigue, son conflit, son point culminant (climax) et son dénouement…

 

2. Le roman biographique

Ici, vous allez encore plus loin dans l’utilisation de la fiction.

Par goût ou par nécessité, vous transformez notablement certaines caractéristiques des personnages, les faits, les lieux. Votre autobiographie ou biographie devient un roman avant tout.

Vous employez tous les outils de la fiction et laissez libre cours à votre imagination, en privilégiant le plaisir de la création littéraire (lorsqu’on lit un roman, on attend une qualité d’écriture particulière ; cette attente est moins forte pour une biographie).

 

3. La biographie thématique

Plutôt que de retracer une vie entière, vous vous focalisez sur un thème particulier :

– un épisode qui a compté dans votre parcours. Une expérience de vie à l’étranger, une épreuve, une passion amoureuse…

– un aspect particulier de votre histoire. Votre relation avec votre mère, votre engagement politique, une vocation ou une passion…

– une période de votre vie. Votre enfance, les années 50, votre période rebelle…

– la façon dont vous avez vécu un événement extérieur. La guerre, le chômage, le divorce de vos parents…

En choisissant un thème pour écrire votre histoire ou celle d’un ancêtre, vous vous facilitez la tâche et votre livre sera beaucoup plus agréable à lire… Comme vous le savez, quantité (de pages ou d’informations, par exemple) ne rime pas forcément avec qualité !

L’autre avantage est que vous n’avez pas besoin d’attendre : si vous souhaitez écrire sur votre enfance, vous pouvez commencer aujourd’hui… quel que soit votre âge !

 

4. Le recueil

Un recueil biographique est un livre de morceaux choisis, un florilège.

Chaque histoire peut se lire séparément. Comme lorsque vous lisez un recueil de nouvelles, par exemple.

Votre recueil peut porter sur toute une vie ou sur un thème particulier : une personne (ex. : 15 histoires au sujet d’un être cher), une époque, un événement…

Cette forme de livre est plus simple à écrire qu’un long récit, c’est évident.

Revers de la médaille : l’absence de liant, de transitions, entre les différentes histoires donne une vision morcelée de la vie que vous racontez, ou de la personne dont vous parlez. Vos lecteurs peuvent en être frustrés !

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4 réflexions au sujet de « 4 alternatives à la biographie classique : laquelle préférez-vous ? »

  1. Sans attendre de s’atteler à une longue biographie, cet article donne envie de faire des essais d’écriture que l’on peut adapter à la forme courte pour varier les billets de blogs.

    • C’est vrai, les textes courts peuvent servir à tester ce que l’on aime avant de passer à la version longue (qui ne rime pas forcément non plus avec « pavé » !)
      Merci Marie, amuse-toi bien pour ces pages d’écriture 🙂

  2. Bonjour et merci pour vos articles !
    Pour ma part, n’ayant pas encore le cran de ma lancer dans l’écriture d’un livre complet, j’ai pris le parti de commencer par rédiger un petit livret (actuellement en cours de rédaction), focalisé sur une de mes branches (je pourrai ainsi faire plusieurs numéros, chacun axé sur une famille ou un individu). Mais je fais face à plusieurs difficultés, j’ai du mal à trouver mon style et à rester fixée sur une idée, je ne sais pas comment sortir du listing rébarbatif des faits. Je voulais m’adresser directement à mes « personnages » (les membres de la famille en question), comme si je conversais avec eux, mais quand on écrit sur tout une famille c’est compliqué. J’ai pensé à un récit romancé, mais j’ai l’impression d’avoir à beaucoup me documenter sur l’époque et les lieux pour que les faits « inventés » restent au plus juste de la réalité… Sans compter que mon récit concerne parfois les faits en eux-mêmes et parfois la « quête » des faits (les difficultés pour les retrouver, ce qui m’a menée à telle découverte…). Bref, je tâtonne et j’ai l’impression de déconstruire mes idées plus vite que je ne les construis…
    Comment en sortir ?

    • Bonjour Elodie,

      je vous réponds enfin !

      Votre commentaire me fait « cogiter » 🙂

      En fait, vos tâtonnements sont plutôt une bonne chose, en tout cas ils n’ont rien d’ « anormaux ». Cela me paraît tout à fait naturel de chercher et de tâtonner quand on se lance dans quelque chose de nouveau.

      Pour y voir plus clair, je vous suggère de vous poser cette question : « Si quelqu’un d’autre écrivait l’histoire de ma famille, quel est le livre que j’aimerais lire ? »

      C’est, vous l’avez compris, le livre que vous allez écrire (même s’il est imparfait et il le sera nécessairement, comme tout !). Ce ne sera plus une idée mais une envie profonde, quelque chose qui vous correspond vraiment et que vous n’aurez pas à déconstruire.

      A moins que ces déconstructions soient une façon déguisée de repousser toujours la réalisation de votre livre ? Cela se rencontre régulièrement, mais je n’ai pas l’impression que ce soit votre cas.

      Qu’en dites-vous ?

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