Autobiographie : quels souvenirs de vacances allez-vous raconter ?

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Même si vous ne partez pas en vacances, vous avez sans doute beaucoup de choses à raconter sur les étés de votre enfance et de votre jeunesse (sans oublier les suivants !).

Ce moment de l’année était souvent fécond en jeux, découvertes, rencontres, et même, n’hésitons pas à le dire, en bêtises : les vôtres, ou celles de vos enfants quand ils étaient petits 🙂

Mais plusieurs problèmes se posent au moment d’écrire votre histoire.

Par exemple, faut-il rassembler ces souvenirs de vacances dans un chapitre particulier (ou un passage particulier, peu importe le nom que vous lui donnez) ? Ou bien les distiller au fil des pages ?

 

Surprise et inattendu

Je me souviens d’Anne-Marie, qui, pour la période la plus récente de sa biographie, avait raconté ce qu’il s’était passé chaque année : 1998, puis 1999, 2000… Et, comme une antienne, revenait tous les ans le récit du voyage entrepris à la belle saison.

Le livre d’Anne-Marie présentait beaucoup de qualités et pourrait servir d’exemple pour nombre d’aspects. Mais ces récits de voyage systématiques, été après été, étaient si prévisibles et répétitifs (même si le voyage était toujours différent) que cela devenait ennuyeux.

La surprise et l’inattendu doivent figurer au programme d’une autobiographie !

Je ne vous recommande donc pas d’écrire votre vie en déroulant les années les unes après les autres, en tentant de restituer chacun de vos étés. Une biographie n’est pas un journal.

Comment faire, alors ?

La manière dont vous allez relater vos vacances dépend bien sûr de ce que vous avez vécu, mais surtout de votre angle d’approche, en particulier la structure générale de votre autobiographie.

 

Un chapitre particulier

Vous pouvez dédier un passage spécifique à vos vacances, selon la période : un chapitre « vacances » dans la partie consacrée à l’enfance, un autre dans la partie « jeunesse », etc. (il ne vous a pas échappé que la façon dont nous passons nos vacances diffère selon les époques de la vie !).

Mais il ne faudrait pas que ce chapitre devienne une succession, un enchaînement d’anecdotes. Dans ce cas, malheureusement, tout est mis au même niveau, rien ne se détache.

Essayez plutôt de mêler le temps lent et long de la vie quotidienne des vacances (la manière dont vous passiez vos journées, l’environnement, les copains ou cousins que vous retrouviez tous les étés…) avec le temps court et vif des anecdotes, images, incidents petits et grands ayant marqué votre mémoire.

Ce conseil ne s’applique d’ailleurs pas qu’aux vacances, mais à votre biographie en général. Alterner temps longs (« calmes ») et temps courts (événements ponctuels) est le moyen le plus simple de rythmer un récit, et de mettre des éléments en valeur grâce à l’effet de contraste. Vous voyez cela également dans tous les films !

 

Puzzle

L’autre grande possibilité est d’égrener vos souvenirs de vacances au fil des pages. C’est peut-être plus élégant et plus naturel.

Cela dit, je trouve utile, pour ne pas dire indispensable, de brosser le tableau général de vos vacances à chaque grande époque de votre vie. Histoire que vos lecteurs sachent à quoi ressemblaient ces vacances sans devoir reconstituer un puzzle…

Imaginons que vous vouliez raconter votre premier flirt, et que cette aventure ait eu lieu l’été de vos 16 ans. Profitez-en pour préciser le contexte de vos vacances d’alors. Cela peut tenir en une phrase… ou faire l’objet d’une digression plus ou moins longue.

 

Machine à remonter le temps

Pour lancer la machine à remonter le temps, prenez un carnet ou un cahier et notez, pour chaque période de votre vie :

  • le tableau général de vos vacances : lieu, moment, personnes avec lesquelles vous vous trouviez, activités…
  • une liste des faits saillants qui ont laissé une empreinte dans votre mémoire. Bien sûr, vous ne les écrirez pas forcément tous dans le livre de votre vie. Vous sélectionnerez les plus amusants, les plus significatifs, les plus précieux, ceux qui ont le plus de sens pour vous… Vous n’avez pas besoin de passer des heures à dresser cette liste. En principe, les souvenirs qui vous viendront spontanément à l’esprit seront les meilleurs : c’est-à-dire ceux qui comptent le plus pour vous.

 

Cris d’enfants, grillades, eau fraîche de la rivière…

Enfin, quand vous écrivez un souvenir (qu’il ait ou non un lien avec les vacances), mettez vos 5 sens en éveil.

Vos souvenirs seront plus « complets » (ils toucheront à plusieurs dimensions de votre personne), mais en plus cela vous aidera à les écrire d’une façon plus authentique, vivante et personnelle.

  • La vue. Ce sens étant le plus développé pour la plupart d’entre nous, il est inutile que j’étoffe !
  • L’ouïe. Entendez-vous le chant des grillons, la rumeur des moissons ou des bals, les cris d’enfants autour de vous… ?
  • Les odeurs. A la saison chaude, on est servi ! Rappelez-vous ces odeurs d’herbe sèche à la campagne, de poisson grillé après les journées de pêche, de crème solaire…
  • Le goût. Évidemment, on ne mange pas l’été comme l’hiver. Grillades, donc, mais aussi fruits d’été, purée de la colo, citronnade que préparait votre grand-mère…
  • Le toucher. J’intègre là tout ce qui est lié à la peau. Et il y a de quoi faire, puisque l’on passe souvent une bonne partie de l’été à demi-nu (et parfois plus qu’à demi !) : vent chaud sur la peau, contact du sable, sensation de l’eau fraîche de la rivière…

Il ne n’agit que d’un minuscule échantillon de sensations. Quelles sont les vôtres ?

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2 réflexions au sujet de « Autobiographie : quels souvenirs de vacances allez-vous raconter ? »

  1. Bonjour Hélène. Je lis toujours votre courrier avec beaucoup d’intérêt. Je vous livre l’un de mes souvenirs de vacances. Il me plairait que vous me donniez votre avis sur mon écriture. Merci. Annie
    « La baignade était le lieu de rendez-vous des jeunes du village. Elle était en contrebas de la route venant ou menant au village. La belle rivière coulait paisiblement le long des champs et longeait le chemin de Mortous pour arriver près du lavoir. Un peu plus loin sur la gauche si l’on suit le sens de la rivière, de hautes vannes retenaient l’eau verte. Mais si le cantonnier ouvrait la porte des vannes, alors, l’eau s’engouffrait entre la boiserie, le fer et la pierre et se déversait avec un bruit de tonnerre dans un trou de trois à quatre mètres de profondeur. L’eau bouillonnait un temps, pour redevenir calme et suivre son lit qui rejoignait le pont Catinat et passait sous deux de ses arches pour se répandre enfin tranquillement et en serpentant dans les champs de la vallée. Le plan d’eau profond, créé par cette eau plongeante et vive, était bordé d’un champ où les jeunes, déposaient leurs sacs, pleins de leur serviette de bain mais aussi du goûter, composé de casse croûte sympathique, fleurant le bon beurre ou le pâté de viande. D’autres, apportaient des grandes tartines collées l’une contre l’autre par une épaisseur de confiture. Toutes ses victuailles étaient accompagnées d’un litre de coco ou de lithinés, car nous passions nos après midis sur ce lieu. Il faisait chaud, il faisait soif ! Pour tenir au frais notre bouteille, nous l’attachions avec une ficelle par le goulot, à une branche du bord de l’eau et nous la laissions baguenauder bien bouchée dans l’eau claire de la rivière. Les plus jeunes étaient accompagnés de leurs mères ou les grandes sœurs. Les vacanciers venaient aussi et la baignade résonnait alors de cris, de rires, de jeux de ballons, de joies et de bonne humeur. Des petits groupes, se formaient. Les mamans se rapprochaient, bavardaient, tricotaient, cousaient ou lisaient. Les filles formaient des groupes en fonction de l’âge. Les garçons faisaient de même… Et les adolescents s’isolaient pour se chuchoter des mots d’amour.. Ou se voler discrètement un baiser sur le coin de la bouche. Les plus courageux se baignaient dans l’eau froide de la rivière. Elle était si froide, que les pieds devenaient tout bleu ! Les plus courageux traversaient le plan d’eau en nageant et rejoignaient les vannes. Il fallait alors passer ce trou d’eau qui semblait si dangereux, à cause du bouillonnement et du bruit. C’est là que j’ai appris à nager. Les bons nageurs plongeaient d’une vieille trogne placée au ras de la balustrade tout près de la route. Leurs corps disparaissaient alors dans le trou et ressortaient un peu plus loin, toussant et crachant ! Bien sûr, nous, les filles étions très admiratives ! Ah ! Ces rendez-vous à la baignade ! C’était un plaisir simple : une rivière, de l’herbe, de l’amitié, un amoureux, des jeux…

    • Super, Annie.
      Vous avez bien utilisé les 5 sens ! Evidemment, je préfère la partie dédiée aux humains ! (à partir de « où les jeunes, déposaient leurs sacs, pleins de leur serviette de bain »). Le début est plus impersonnel. Pour personnaliser un peu plus cette description, vous pourriez l’écrire à partir de votre point de vue : « La baignade était le lieu de rendez-vous des jeunes du village. Pour m’y rendre, je prenais la route, etc. Je voyais ceci, entendais cela… » Mais l’ensemble est super. On a l’impression d’y être !

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