3 erreurs à éviter quand vous écrivez une biographie (avec les solutions)

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Vous voulez être lu.

Vous avez envie d’embarquer vos lecteurs dans l’histoire de votre vie ou de votre famille.

Et qu’à la fin, ils vous disent en toute sincérité : « Merci et bravo, j’ai vraiment aimé ! »

Tout cela est à votre portée… à condition d’éviter quelques erreurs rédhibitoires. En voici trois, majeures.

 

Donner toute la place aux faits

Écrire votre biographie personnelle ou familiale consiste à :

sélectionner les moments les plus intéressants et les plus significatifs

– puis les agencer dans un récit attrayant et cohérent.

Or, un empilement de faits, de dates, de chiffres ne peut pas produire un récit attrayant !

Vos lecteurs attendent des expériences humaines, de l’émotion, des sentiments, des dilemmes… Ils veulent pouvoir s’identifier, ressentir avec vous.

Par exemple, avoir le cœur qui bat quand vous avez eu peur… ou quand vous avez aimé.

« En somme, le public est composé de groupes nombreux qui nous crient :
Consolez-moi.
Amusez-moi.
Attristez-moi.
Attendrissez-moi.
Faites-moi rêver.
Faites-moi rire.
Faites-moi frémir.
Faites-moi pleurer.
Faites-moi penser. »
Maupassant, dans la préface de Pierre et Jean.

Si vous écrivez une biographie familiale et que vous connaissez peu ou pas les émotions de vos « personnages », vous pouvez :

– vous en tenir à des suppositions de sentiments ou d’émotions, en tenant compte des manières de penser de l’époque et des réactions humaines habituelles.

« Il fut sans doute accablé par la disparition simultanée de ses deux parents. On imagine le choc au plus profond de son être, puis la vie bouleversée par l’absence. Et, peut-être, la solitude ressentie dans sa masure de pauvre paysan. »

– ou assumer la carte de la fiction :

« Lorsqu’il apprit la nouvelle, il resta d’abord sans voix, prostré sur sa misérable chaise de paille. Puis il sortit de la maison en titubant, avant de tomber à genoux quelques mètres plus loin. »

Fiction or not fiction : quel que soit votre choix, injectez de l’émotion dans votre récit !

 

Négliger de peaufiner votre manuscrit

Vous faites peut-être partie des personnes qui n’aiment pas se relire, corriger, reformuler.

Une fois que c’est écrit, vous ne revenez pas dessus ! Car ce n’est plus de l’écriture, pour vous, mais un fastidieux exercice qui vous ramène à de mauvais souvenirs scolaires.

Seulement, un premier jet n’est qu’un brouillon. Avec ses phrases lourdes et incompréhensibles, ses fautes d’orthographe, ses passages délayés ou trop secs, ses transitions bancales…

Aimez-vous lire de tels livres ? Je pense que non !

Pour moi et pour d’autres, peaufiner est un jeu, un plaisir. Celui de manipuler les mots et de donner au texte son meilleur potentiel.

Et si vous essayiez de changer de regard sur la relecture ?

À partir d’un brouillon, voici ce que vous pouvez améliorer et embellir pour être lu, compris et apprécié :

– la structure
– les titres des chapitres (si vous en avez)
– le vocabulaire
– les tournures de phrase
– le rythme
– la ponctuation (très important !)
– les transitions

 

Écrire un livre dilué

Qu’est-ce que je veux dire par là ?

Par exemple, vous parlez de dizaines et de dizaines d’ancêtres de votre généalogie.

Ou bien, vous retracez toute votre vie, en enchaînant les événements : il s’est passé ceci, ensuite il s’est passé cela, etc.

Comment rendre votre contenu plus percutant ? En concentrant votre récit :

– sur quelques personnes, si vous écrivez votre histoire familiale

– sur un ou deux thèmes particuliers. Par exemple, l’esprit d’aventure cultivé dans votre famille, ou l’évolution matérielle (fortune, possessions…) de vos ancêtres.
Si vous voulez écrire votre autobiographie : vos histoires d’amour, votre parcours professionnel, votre combat contre la maladie ou le handicap…

Ce sont des exemples.

Maintenant, faites votre petit sondage intérieur : qu’avez-vous le plus envie de raconter ? Qu’est-ce qui, pour vous, importe le plus dans votre parcours personnel ou familial ?

Ne cherchez pas de réponse objective : écrivez sur ce qui compte à vos yeux et vous passionne !

Quelle méthode pour trouver la thématique principale de votre livre ? Cliquez ici pour en savoir plus

 

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6 réflexions au sujet de « 3 erreurs à éviter quand vous écrivez une biographie (avec les solutions) »

  1. Encore un article nécessaire pour passionner le lecteur.
    J’aime beaucoup les conseils de Maupassant … qui sont aussi les tiens.

    • Oui, Maupassant connaissait bien les humains ! Ses conseils de romancier sont transposables à l’écriture d’une biographie ou d’une autobiographie.

      Merci pour ton commentaire, Marie, à bientôt

  2. Tout 100 % d’accord 😉 Les trois points que tu signales sont essentiels et pour moi, la relecture, c’est : couper, couper, couper ! Retirer les mots qui ne servent à rien, scinder les phrases en deux ou trois, détortiller les tournures alambiquées… il y en a, du travail !

    • Tu l’as dit ! Il y a toujours un gros dégraissage à faire… et ensuite on se sent tout léger !

      Merci pour ton message, Sylvaine, il faut dire et répéter que les beaux textes (comme les tiens) ne naissent pas d’un unique coup de plume…

  3. Je suis entièrement d’accord avec ces conseils, qu’on a parfois tendance à oublier. La référence à Maupassant me parle car j’admire beaucoup cet écrivain. En fin de compte, cet article arrive à point pour m’aider à redémarrer l’histoire de ma famille qui était en panne. Merci Hélène !

    • Alors c’est parfait, Nicole. Merci à vous et à Maupassant 🙂

      A bientôt, avec tous mes encouragements pour réaliser votre projet !

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