Mise en page : 4 conseils pour éviter l’effet sapin de Noël

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Comment trouvez-vous l’image ci-dessus ? Un peu sapin de Noël, non ? Couverte de décorations et de clignotis !

Tout cela part d’une bonne intention, qui est d’accrocher le lecteur. Mais le résultat fait mal aux yeux…

Heureusement, quelques règles simples suffisent à éviter ça 🙂

 

C’est la débauche

Nos traitements de texte offrent moult possibilités, et vous pouvez être tenté d’en user, voire d’en abuser.

C’est amusant et, surtout, vous avez l’impression que votre manuscrit en devient plus attirant. Plus gai, plus vivant.

En réalité, vous ne rendez pas service à votre livre, bien au contraire.

Noyés par cette débauche d’effets visuels, vos lecteurs ne savent où poser les yeux pour découvrir tranquillement ce que vous avez écrit.

Vous n’êtes sans doute pas un professionnel du graphisme et de la mise en page. Moi non plus. Mais je sais une chose, qui étonne parfois au premier abord : pour produire davantage d’impact, mieux vaut se limiter !

 

1. Limiter les couleurs

Choisissez une couleur ou deux pour votre livre, trois au maximum.

Avec une exception : si votre texte compte plusieurs parties, vous pouvez employer une couleur différente pour chaque partie.

Que pouvez-vous mettre en couleur ?

  • les titres et/ou les sous-titres
  • une phrase ou quelques mots ou particulièrement importants
  • les lettrines
  • les pages de garde, ou celles qui séparent les différentes parties de votre livre
  • les n° de page…

Un petit rappel, quand même : l’impression des pages en couleur coûte environ deux fois plus cher que le noir & blanc.

Pour varier un peu sans payer le prix de la couleur, pensez au gris !
Par exemple : titres de chapitres en gris foncé, sous-titres un peu plus clairs.

Dans vos encadrés, privilégiez le contraste et le confort de lecture. Du texte sombre (noir ou gris foncé) sur un fond clair reste la combinaison la plus lisible.

encadré simple

Si vous préférez éviter une dépense supplémentaire due à la couleur, vous pouvez opter pour un gris léger (25 %).

 

2. Limiter les majuscules

● Les phrases en majuscules sont beaucoup moins lisibles :

LES LANOUX VIVAIENT CHICHEMENT, LOUANT LEURS BRAS ICI ET LÀ DANS LA RÉGION.
Un jour, chargés de leurs modestes biens, ils ont pris la direction du Nord.

La première ligne vous a demandé un petit effort de déchiffrage, n’est-ce pas ? Tandis que vous avez saisi immédiatement la 2e.

Vous pouvez utiliser des majuscules pour vos titres… s’ils sont courts et donc faciles à appréhender.

 

Dans les manuscrits, je vois souvent des mots en majuscules. Il s’agit en général de noms propres : noms de lieux et noms de famille. Ces majuscules sont inutiles et, de plus,alourdissent visuellement le texte.

Si votre but est que le lecteur retrouve facilement ces mots, insérez plutôt un index des noms propres en fin d’ouvrage.

 

● D’une façon générale : pour souligner certains passages, utilisez le gras. Avec parcimonie ! Car trop de gras nuit à la bonne santé de votre livre. Si vous multipliez les signaux, plus rien ne sera vraiment mis en valeur.

 

3. Et les « décorations » ?

Ombres, contours, reliefs, empreintes, objets WordArt… Vous connaissez ces attributs offerts par les traitements de texte ?

Si vous voulez évitez l’effet sapin de Noël et les fautes de goût, ma recommandation est simple : bannissez-les !

 

4. Limiter les polices de caractères

Tout comme les couleurs, les polices de caractères ne devraient pas s’entrechoquer dans votre manuscrit. Pas plus de 2 ou 3, ou c’est le fouillis assuré.

Par exemple, vous pouvez choisir :
– un certain type de caractères pour le texte principal ;
– un second pour les titres et sous-titres, les légendes de photos, les notes de bas de page, les encadrés…

Cliquez ici et découvrez quelques conseils pratiques pour choisir vos polices de caractères.

 

Une dernière suggestion : inspirez-vous des professionnels. Prenez des livres autour de vous et observez la manière dont ils sont composés : caractères utilisés, emploi de la couleur…
Vous y trouverez à coup sûr des idées simples à mettre en œuvre !

 

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8 réflexions au sujet de « Mise en page : 4 conseils pour éviter l’effet sapin de Noël »

  1. bravo pour cet article, qui semble évident, mais pas tant que cela quand on veut faire bien! Les couleurs multiples sont utiles en phase de recherche pour marquer et trier, mais dans un livre, ce n’est pas très pro!!!!

    • Merci Christian.
      Très juste, votre remarque sur l’utilité des couleurs en phase de recherche et d’organisation.

  2. Bonsoir Hélène,

    Merci beaucoup pour ces précisions indispensables afin d’améliorer le confort visuel de nos oeuvres.
    Encore merci,
    Très cordialement,

  3. De nouveaux conseils judicieux. Le tout peut paraître évident, et pourtant, il y a des écueils dans lesquels il est facile de tomber.
    Merci

    • Oui, tout en pensant bien faire. Si je parle de ces écueils, c’est que je les ai vus bien souvent…
      Bonne soirée, Olivier

  4. Bravo Hélène, je lis toujours avec grand intérêt vos conseils et votre blog. merci beaucoup et tous mes encouragements. bien cordialement, Martine, une admiratrice…..

    • Ravie de vous rencontrer, Martine (au moins virtuellement 😉 )
      Merci pour ces mots sympathiques et pour votre fidélité. A bientôt !

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