Plan chronologique : comment l’utiliser dans vos biographies ?

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Pour écrire une biographie familiale ou une autobiographie, le plan chronologique est le plus traditionnel.

Classique… et parfois ennuyeux.

Heureusement, il existe plusieurs manières de l’adapter, pour dynamiser et moderniser votre récit.

 

Les avantages du plan chronologique

Si vous écrivez l’histoire de votre famille, la biographie d’un ancêtre ou votre autobiographie, la structure chronologique est une façon simple de mettre en forme vos données.

Votre grand-père est né à telle date, puis il a grandi, est allé à l’école, a rempli ses devoirs militaire. Ensuite (ou avant), il a rencontré sa future épouse, s’est marié et ainsi de suite.

Le plan chronologique nous donne le début d’une histoire (une vie, en l’occurrence) et un fil qui nous mène vers la fin.

Pour celui qui écrit, il suffit de relater les faits dans l’ordre où ils se sont produits.

Le lecteur, lui, peut voir l’enchaînement des événements et embrasser l’évolution d’une existence.

 

Ses inconvénients

• Lorsque vous écrivez le livre de votre vie, suivre la chronologie n’est pas toujours simple.

D’abord, parce que les souvenirs ne vous reviennent pas dans l’ordre où les épisodes ont effectivement eu lieu.

La mémoire fonctionne par associations d’idées et fait fi de toute logique de temps !

• Respecter la succession chronologique peut s’avérer difficile pour une autre raison : vous connaissez déjà toute l’histoire.

Ainsi, vous serez tenté d’anticiper sur la suite des événements.

Par exemple : en parlant de votre enfance auprès d’un père facteur, vous pourrez vouloir souligner qu’à l’âge de 40 ans vous vous êtes mis à collectionner les lettres anciennes !

• Pour écrire votre histoire familiale, vous ne pourrez pas toujours suivre la chronologie d’un bout à l’autre du texte.

Si vous souhaitez évoquer plusieurs branches de votre généalogie, les mêler et passer continuellement de l’une à l’autre créera de la confusion.

Vous gagnerez à créer une partie distincte pour chaque branche, et à adopter une trame chronologique pour chacune.

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• Si vous écrivez le livre de votre famille, le fait de reproduire pour tous vos « personnages » le même canevas : « il/elle est né.e, ensuite il/elle a fait ceci, puis a fait cela… »  finira peut-être par provoquer un certain ennui chez vos lecteurs….

Alors, jouez avec le temps. 

Pour donner du dynamisme à votre plan chronologique, vous pouvez créer des effets de rupture.

Cela éveillera la curiosité de vos lecteurs.

 

Commencez par la fin

Votre récit s’ouvre par un événement récent marquant.

Pour reprendre l’exemple précédent, il pourrait s’agir du jour où vous revendez votre fameuse collection de lettres.

Autres exemples : le jour où vous vendez la maison de vos grands-parents, où vos enfants quittent le domicile pour voler de leurs propres ailes…

Le reste du livre consiste alors à raconter tout ce qui s’est passé avant, en reprenant l’histoire depuis le début.

En revanche, ne vous lancez pas dans une chronologie totalement à rebours, comme certains généalogistes sont tentés de le faire pour rédiger leur histoire familiale.

Commencer par l’ancêtre le plus récent pour arriver progressivement aux plus anciens est bien trop complexe (voire impossible) à écrire comme à lire.

En parlant d’un aïeul, vous aurez sans cesse besoin d’évoquer des faits survenus aux générations précédents. Et là, ça va être très compliqué…

 

Commencez par le milieu

Ou du moins par un événement figurant au cœur du livre.

Dans une biographie ou une autobiographie, il s’agit d’un tournant, d’un choix crucial, d’un moment dramatique ou poignant.

Bref, un épisode fort qui touche l’émotion des lecteurs et les plonge d’emblée dans l’action : de quoi les inciter à poursuivre !

Comme dans le procédé précédent, vous reprenez ensuite le récit depuis le début.

Imaginons que vous ouvriez votre biographie par : « Victor est né en 1891 à Behonne. Ce village de la Meuse se trouve à près de 3 kilomètres de Bar-le-Duc, etc. ».

Bof…

Amorcez plutôt en racontant la journée où votre aïeul a été gravement blessé à la guerre, par exemple.

Puis revenez en arrière.

Nettement plus accrocheur !

 

Faire des flashbacks

Vous connaissez tous ces retours en arrière employés dans de nombreux romans, films…

Non seulement ils donnent du rythme, mais ils s’avèrent parfois nécessaires, notamment dans une histoire familiale longue et complexe.

Vous pouvez utiliser le procédé du flashback pour expliquer une réaction que vous (dans le cas d’une autobiographie) ou votre ancêtre avez eue.

Ou pour raconter un épisode important que vous n’avez pas pu glisser jusque-là dans votre trame.

On peut aussi imaginer une autobiographie partant de vos réflexions actuelles sur votre vie, votre parcours. Chacune de ces réflexions étant illustrée ou appuyée par un événement du passé.

Hélas, on peut faire beaucoup d’erreurs quand on se lance dans des flashbacks.

Avec des résultats désastreux.

Découvrez comment écrire des flashbacks réussis et captiver vos lecteurs.

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