Livre de famille: « quel moment magique de découvrir le résultat ! »

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Des histoires des familles Yann Claude Crenn

Yann-Claude s’est mis à la généalogie alors qu’il traversait une petite dépression. « Certainement pour m’occuper, au début. »

Près de 20 ans plus tard, cet éducateur spécialisé auprès de jeunes autistes, grand fan du groupe Pink Floyd, a commencé à écrire l’histoire de sa famille.

Il a reçu son livre il y a quelques semaines !

Il nous raconte son expérience de biographe familial persévérant, passionné… et heureux. Et nous livre ses précieux conseils.

Comment est venue l’envie d’écrire votre histoire familiale ?

Quand j’ai commencé mes recherches généalogiques, en 1997, mon but était de compléter mon arbre.

Quand je les ai reprises en 2015, ce fut chose plus aisée grâce à Internet, ma famille étant uniquement finistérienne.

C’est là que l’envie de connaître l’histoire de mes ancêtres est apparue.

Le temps gagné dans les recherches des actes d’état civil, je l’ai passé à poser des questions à ma famille ou sur le forum du Centre généalogique du Finistère, à me tourner vers les registres matricules, les recensements…

Mon envie de raconter toutes ces histoires a découlé de là, car je tombais souvent sur des informations inconnues de ma famille.

ancêtres bretons généalogie finistèreAllain Cann et Marie Anne Le Gall, deux arrière-grands-parents de Yann-Claude.
Nous sommes en Bretagne, assurément !

 

Après avoir eu l’idée d’écrire ce livre, combien de temps avez-vous mis pour vous lancer ?

Je ne saurais quantifier exactement, mais aux alentours de six mois je dirais.

 

Aviez-vous fait un plan ?

Je suis très « plan ». Donc oui, j’ai entrepris mon travail sur la base d’un plan.

Dans un premier essai, je suis parti de moi et j’ai remonté le fil des générations. Je savais que je voulais parler des flux migratoires au sein du Finistère, des différentes familles.

Ensuite, raconter des anecdotes. Et, pourquoi pas, mettre en annexe des cartes, des photos, des registres matricules.

Mais j’ai revu ma copie. J’ai décidé d’écrire par ordre chronologique croissant, en terminant sur la vie de mes arrière-grands-parents.

J’ai fait des chapitres basés sur les noms de famille de mes arrière-grands-parents. Puis, des chapitres thématiques.

Dans l’introduction, je parle de qui je suis, de mes motivations, de mon parcours. Puis je livre un condensé d’histoire de la Bretagne et du Finistère (grâce à Wikipédia, je n’ai pas écrit ces parties).

Le plan du livre de Yann-Claude :

  • Introduction
  • Histoire de Bretagne
  • Histoire du Finistère
  • Une lignée de Crenn et de Salaün
  • Une lignée de Cann
  • Une lignée de Thomas et de Kerdoncuff
  • Une lignée de Calonnec
  • Une lignée de Jacolot
  • Moi, ma sœur, mes cousins et les générations à venir
  • Une histoire de noms
  • Une histoire de prénoms
  • Une histoire de lieux
  • Une histoire de métiers
  • Bibliographie et webographie

Des Histoires Des Familles En Finistère Yann Claude Crenn

« Et quel moment magique de découvrir le résultat final entre ses mains !
Émouvant, je dirais »

 

Quel était votre rythme de travail ? 

En vacances en Norvège, en juillet dernier, je m’isolais pour construire un tableau avec des temps de vie de mes ancêtres. Une heure par-ci par-là !

Ensuite, au retour à la maison, 2 ou 3 heures de travail presque tous les soirs : j’écrivais dans les parties du plan de manière un peu aléatoire, je posais des questions par écrit, je faisais des recherches sur Internet.

Parfois, c’était très frustrant, car je pouvais être dérangé.

Par ailleurs, je rendais visite à mes parents, à mes grands-oncles, passais des coups de fil pour avoir des anecdotes, des réponses, des photos.

 

Combien de temps avez-vous mis pour écrire le 1er jet ?

Un peu plus de 6 mois. Le livre fait 107 pages.

 

Avez-vous beaucoup corrigé ensuite ? 

J’ai été aidé par trois amis : l’un assez sensible, l’autre plus carré, à cheval sur l’orthographe ; le 3est prof de français aux Pays-Bas et amoureux des langues, dont le breton.

Ce que j’ai corrigé du premier jet : des virgules, des problèmes de temps, des majuscules pour la forme, peu de fautes d’orthographe (merci au correcteur de Word).

Pour le fond, des interrogations sur quelques sujets qui demandaient des éclaircissements.

Et des façons d’écrire peu claires. Parfois, des allusions tombaient à plat, j’étais le seul à les comprendre !

J’ai aussi enlevé les « grand A » et les « petit un », pour rendre l’ensemble moins scolaire.

 

Sur quel logiciel avez-vous travaillé ?

Word.

 

Avez-vous intégré les illustrations au fur et à mesure ou dans un second temps ?

J’ai intégré des illustrations au fur et à mesure. Je voulais, je pense, donner un aspect « fini » à l’ensemble. Pour moi, ça aide à être strict, pour m’y retrouver.

À la fin, j’ai repris pas à pas, en insérant encore des photos de mes aïeux.

ancêtres famille généalogie finistèreYves Calonnec et Jeanne Jacolot, d’autres arrière-grands-parents de Yann-Claude.
J’ignore si c’était réellement le cas, mais ils semblent très unis.

 

Quelles difficultés avez-vous rencontrées pour réaliser ce livre ? Comment les avez-vous surmontées ? 

Le temps fut une grande difficulté ! En trouver, le gérer. Mettre de côté d’autres projets, concilier l’écriture avec la vie de famille, le travail, mon investissement au sein de l’école de mes enfants.

Cela engendre de la fatigue. J’ai fait des pauses. J’ai essayé de ne pas être trop envahissant, car quand je commençais à parler de mon projet, ça prenait de la place.

 

Quelle a été la chose la plus facile tout au long de cette expérience ?

Poser des questions et obtenir des réponses sur les différents forums, notamment celui du Cercle généalogique du Finistère. Quelle gentillesse et quelle envie d’aider !

Merci à Hervé B. d’être allé à l’antenne de Brest du Service historique de la défense, pour photographier les fiches marines de mes ancêtres.

 

Et la plus difficile ? 

L’éloignement géographique d’avec le Finistère. Car c’est avant tout un travail d’enquêteur et j’aurais eu besoin d’être sur place pour avoir des réponses à certaines questions.

Autre difficulté : savoir s’arrêter et mettre les nouvelles informations de côté. Des lecteurs attendaient !

Enfin, je ne suis pas très à l’aise pour téléphoner, préférant les mails. Je me faisais parfois violence pour contacter des membres de la famille. Mais j’ai toujours été bien reçu !

 

Que retirez-vous de cette aventure ? 

Une grande satisfaction.

Mes parents étant des personnes un peu secrètes, je voulais notamment leur montrer que parler n’est pas mauvais en soi.

Je voulais aussi que mon père me connaisse mieux, je pense.

Également une grande fierté pour ma fille de bientôt 7 ans, qui s’est intéressée et fut d’un réel encouragement. Nous avons aussi revu ensemble l’emplacement de certaines photos.

 

Quel conseil donneriez-vous à ceux qui veulent se lancer ? 

De savoir être patient.

Après avoir collecté des informations, tenter un premier plan et raconter l’histoire avec ces informations.

Ensuite, ne pas hésiter à déconstruire/modifier le plan, intégrer des passages dans un autre…

Une fois que les textes sont écrits, voir s’il est possible d’illustrer.

Le plan permet de ne pas s’éparpiller et permet de s’arrêter à un moment.

 

Avez-vous un autre projet ? 

Certaines questions restant sans réponse, je vais poursuivre mes enquêtes.

Le but est de proposer une version révisée et augmentée de cet ouvrage dans quelques années.

Je voudrais essayer de rendre le tout moins scolaire encore, de supprimer les chapitres en les fondant dans un récit.

J’aimerais prendre le temps d’écrire à ma manière ce que j’ai pioché sur Internet.

Je présenterai peut-être ce projet à une maison d’édition spécialisée. Et, pourquoi pas, tenterai de diffuser sur Kindle.

 

Où peut-on trouver votre livre ?

Bonne question. Dans un carton, dans un coin de ma salle à manger ! J’en ai commandé 50 pour le moment.

Je l’ai proposé à la famille, à des amis, à des collègues de travail. Je le vends 15 euros sans les frais de port (que j’ai évalués à 3 euros).

Bien entendu, je serai très heureux de le proposer à d’autres personnes. Il suffit de me le demander par mail : crenn.yann-claude @ neuf.fr (supprimer l’espace avant et après le @)

 

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