Commencer une autobiographie : que faire quand ce n’est jamais « le bon moment » ?

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procrastination écriture

« J’ai pas le temps en ce moment. »
« Finalement, est-ce vraiment important ? Utile ? Est-ce qu’il n’y a pas mieux à faire ? »
« Je ne suis pas prêt.e »…

Combien de fois ai-je entendu ces mots chez celles et ceux qui aimeraient écrire leur biographie mais repoussent toujours le moment de se lancer !

Êtes-vous dans ce cas ? Comme je vous comprends… Car depuis quelques jours, ces mots, ces pensées ont également surgi dans mon esprit.

Depuis que j’ai ressenti l’envie et le besoin d’écrire le livre de ma vie, il y a plusieurs mois, le calendrier est resté des plus vagues. Parfois, j’y pense… et puis j’oublie. Le temps passe.

Et alors qu’une stimulante occasion de commencer à noircir une première page vient de se présenter (j’ai trouvé une copine-d’écriture-d’autobiographie !), voilà que je me raconte moi aussi cette histoire : finalement, non, ce ne serait pas « le bon moment ».

 

Remettre sans cesse à plus tard, une affaire émotionnelle

Passer de l’intention à l’action n’est pas toujours simple. Parfois, nous ne sommes réellement pas mûrs pour mettre en route un projet ; mais bien souvent, c’est pour nous protéger que nous le reportons encore et encore.

Les ressorts de cette « procrastination » sont plus émotionnels que rationnels :

● peur de l’inconnu ;
● peur de blesser quelqu’un ;
● peur d’échouer ou, au contraire, de réussir ;
● peur du changement que pourrait provoquer le fait d’écrire vos mémoires ;
● peur de retrouver des émotions ou des sensations désagréables ;
● peur d’être envahi par ce projet ;
● peur de s’isoler ;
● impression de céder à la volonté d’une autre personne (si l’idée de rédiger votre autobiographie vous a été suggérée par quelqu’un) ;
● peur de ne pas être à la hauteur ;
● peur d’être jugé ;
● peur d’être déçu ;
● …

 

Le temps de l’exploration

Plutôt que de les nier, les dénigrer ou les écarter d’un revers de main, prenons le temps de reconnaître et d’explorer honnêtement les réticences cachées derrière nos excuses, nos doutes, notre angoisse de la page blanche.

peur d'écrire

J’ai consacré quelques instants à observer mes appréhensions : non seulement elles se sont apaisées, mais elles m’ont aussi apporté d’intéressantes informations sur moi-même. Nos résistances sont un matériau dont nous pouvons tirer parti.

Et puis, relativisons : la peur d’échouer, d’être jugé ou de changer, tout le monde connaît ça ! Il ne s’agit pas de nos peurs, mais d’émotions que nous partageons avec les autres humains, nos semblables. De quoi amoindrir l’impact négatif de ces ressentis…

 

Faire son autobiographie

Si vous avez du mal à démarrer, penchez-vous aussi plus attentivement sur les raisons qui vous poussent à vouloir faire une autobiographie. Correspondent-elles à un fantasme ou sont-elles solides, capables de nourrir votre persévérance ?

Parmi les 10 motivations présentées ici, laquelle vous correspond le plus ? Ou en avez-vous une autre ?

Et si le premier pas consistait à écrire toutes les raisons (émotionnelles, de préférence) qui vous font tenir à ce projet ?

Photo © Mike Bitzenhofer.

 

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2 réflexions au sujet de « Commencer une autobiographie : que faire quand ce n’est jamais « le bon moment » ? »

  1. Est-ce que ce n’est pas plus difficile d’écrire sa biographie quand on écrit déjà celle des autres ?!… Tu as la technique que peuvent ne pas avoir les autres, mais à trop travailler sur autrui, on en perd peut-être ses capacités à travailler pour soi-même ?

    • Merci Chantal, c’est intéressant et à creuser.

      Cela dit, si j’ai parlé de mon cas c’est parce que je pense m’être retrouvée dans la même situation que bien d’autres personnes rencontrées, au-delà de ma « spécificité ». Je crois que beaucoup de lecteurs et lectrices se reconnaîtront !

      A bientôt 🙂

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