3 freins qui vous empêchent d’écrire

livre page blanche blocage

Des pieds de plomb. Voilà ce que l’on ressent parfois quand on veut écrire.

Ce n’est pas l’envie qui nous manque, ni les sujets.

Parfois même, on a beau maîtriser les techniques d’écriture, avoir du style et être très organisé… eh bien ça coince.

Pourquoi ?

Voici 3 obstacles qui vous empêchent de commencer ou de poursuivre le livre de votre vie ou de votre famille.

 

1. Le perfectionnisme

Vous vous mettez à écrire avec un souhait, une attente : que votre texte soit beau, limpide et – tant qu’à faire – palpitant du premier coup.

Vous écrivez une page, vous vous relisez et vous trouvez ça « nul ». Vous vous dites que « vraiment, l’écriture c’est pas pour moi » et vous vous réfugiez sur le canapé pour regarder une série…

Seulement voilà : le premier jet parfait et génial n’existe pas ! Tous les auteurs, y compris les plus grands et les plus glorieux, passent du temps à réécrire leurs textes.

Nous ne pouvons décemment pas espérer faire mieux qu’eux…

 

« Ah mais c’est mauvais, là, ce que j’écris »

De nombreuses personnes sont bloquées pour écrire à cause de leur perfectionnisme.

Elles sont toujours persuadées que leurs textes et leurs idées ne sont jamais assez « bien », qu’il y a toujours « mieux ».

Ce genre de doute et de peur vous empêche souvent de vous lancer dans quoi que ce soit. Et encore moins de terminer…

Lorsque vous jugez négativement vos écrits et en tirez du découragement, rappelez-vous ces mots de la romancière Marie Darrieussecq :

« Avant, quand je me disais « ah mais c’est mauvais, là, ce que j’écris », j’arrêtais d’écrire. Maintenant je sais qu’il faut que j’écrive malgré tout, il faut que j’écrive là ce qui me vient, ce que j’ai en tête, et on verra demain. Pas après-demain, demain. »

 

2. La peur de rencontrer des émotions pénibles

Qui veut revivre des moments difficiles ?

Prendre contact avec notre passé est généralement agréable, mais l’expérience peut être douloureuse à un moment ou à un autre.

Des souffrances passées (pauvreté, humiliations, deuil, violence, abandon…) que vous aviez « oubliées » refont surface.

Il se peut aussi que de mauvais souvenirs soient encore vivaces.

Ou bien, vous avez peur de ne pas pouvoir supporter la douleur si elle revient. Vous vous dites peut-être : « J’ai mis ça derrière moi il y a des années, je ne veux pas le revivre. »

 

Soulagement

Personne ne souhaite que la douleur de jadis vous submerge à nouveau. Mais si un souvenir vous fait peur, cela indique sans doute que vous ne l’avez pas encore surmonté.

Or, le fait même d’écrire sur une expérience douloureuse peut amener un soulagement.

Cela fonctionne parce que vous donnez une forme à ces maux, et parce que vous les mettez à distance. Sur le papier et, par suite, dans votre esprit.

 

Petit à petit

Cela dit, il vaut mieux ne pas aborder de front vos souvenirs douloureux.

Par exemple, si le décès de votre conjoint est encore un sujet difficile pour vous, vous pouvez commencer à parler du moment où vous avez pris conscience de sa maladie, ou même de la période qui a précédé.

Lorsque vous vous sentez prêt, essayez d’écrire au sujet de l’expérience douloureuse, jusqu’à ce que vous ressentiez le besoin d’arrêter.

Après avoir laissé reposer, permettez-vous de revenir à ce sujet chaque fois qu’il se présente.

Finalement, vous arriverez petit à petit au cœur de votre chagrin, pour l’accepter et le comprendre.

Oui, le processus peut être difficile. Mais il vous mènera à une nouvelle relation avec votre passé, soulagée de la douleur qui l’enserre aujourd’hui.

N.B. : écrivez sur des douleurs passées si vous pouvez vivre cette expérience seul. Si vous sentez que vous avez besoin d’aide, en revanche, faites appel à un thérapeute professionnel. Il ou elle saura vous guider efficacement et en toute sécurité dans les tourments de votre passé.

 

3. La peur d’être critiqué / l’auto-critique

Derrière la peur d’être critiqué, il y a souvent l’auto-critique.

La plupart d’entre nous ont cette voix lancinante – et gênante – dans la tête. Elle tient des propos décourageants, mais ce qu’elle dit nous paraît évident et vrai.

Ces pensées négatives sont généralement composées des critiques et des mises en garde que nous avons entendues, et que nous nous sommes appropriées.

Voici quelques petites phrases que vous reconnaîtrez peut-être :

  • Mon livre de souvenirs n’intéressera personne
  • Je n’ai pas le droit d’écrire « notre » histoire
  • Pour qui est-ce que je me prends ?
  • Je ne sais pas vraiment ce qui s’est passé, alors mieux vaut me taire
  • Je vais réveiller les vieilles histoires de famille
  • Ma vie est insignifiante et ennuyeuse
  • Je dois garder pour moi ces histoires personnelles
  • Je suis incapable d’écrire, de toute façon, alors autant arrêter tout de suite

En êtes-vous sûr.e ?

 

Une vieille rengaine

Si vous avez été critiqué, blessé ou humilié quand vous étiez enfant, ou si vous avez une « blessure d’écriture » causée par quelqu’un qui a déprécié ou ridiculisé ce que vous aviez écrit, l’écriture peut devenir une lutte : une lutte entre l’envie d’écrire et l’auto-critique.

La seule solution : prendre conscience de cette critique intérieure, sans la… critiquer, essayer de l’annihiler ou la juger.

C’est une pensée qui vous traverse, une rengaine familière sans doute.

À chaque fois qu’elle surgit, regardez-la passer en vous disant que ce n’est qu’une pensée, qui ne dit peut-être pas la vérité…

Faites-lui une petite salutation, comme si une vieille connaissance passait devant votre fenêtre.

Et puis revenez à l’écriture comme à une ancre.

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