« Ce livre m’a apporté la sérénité, et des mains se sont tendues »

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J’ai contacté Sylvie après avoir lu son témoignage dans un numéro de Maxi où je suis aussi interviewée.

Cette habitante des Hautes-Pyrénées y raconte comment, après une accumulation d’épreuves douloureuses, elle a décidé d’écrire son histoire.

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Une autobiographie d’abord destinée à ses proches, mais qui a finalement pris davantage d’ampleur. Et apaisé beaucoup de liens.

 

Reconnaissance, retrouvailles et règlement de comptes

Sylvie : « Cette autobiographie parle surtout de l’adoption : la réussite de mon parcours d’adoptée, et le désastre que nous avons vécu avec notre fille adoptive.

Le livre comporte trois parties. Dans la première, j’exprime ma reconnaissance à mes parents adoptifs et à mon patron, qui ont toujours été là pour moi, dans les bons moments comme dans les mauvais.

Dans la deuxième partie du livre, je parle de mes retrouvailles avec ma mère biologique. D’après mes premiers lecteurs, c’est très émouvant.

Et dans la troisième partie, je règle un peu mes comptes. »

 

Respecter ma personnalité

« J’ai eu l’idée d’écrire ce livre à un moment où je ressentais beaucoup de colère. Beaucoup de personnes se sont trop mêlées de notre vie sans savoir ce qu’il se passait réellement, et elles ont nui à notre famille.

Je n’avais personne à qui me confier et tenais à faire connaître la vérité. Je voulais que les gens voient la bêtise dont ils avaient fait preuve.

C’était une façon de m’exprimer, une forme de thérapie.

Au début, j’écrivais avec beaucoup de rancœur, de colère. J’en voulais à la Terre entière et je partais sur une note très négative.

Mais à un moment, je me suis ravisée, car j’ai réalisé que ce ton ne me ressemblait pas.

J’ai alors décidé d’écrire en respectant ma personnalité. Je voulais me montrer telle que je suis. J’y ai mis de l’humour, par exemple. »

 

Langue de bois

« J’ai mis un an pour écrire cette autobiographie. Le livre fait 195 pages (au format A5, NDLR). Je n’y ai pas mis de photos.

J’ai démarré sans plan ni méthode, et sans réfléchir. J’écrivais quand ça sortait. Lorsqu’un souvenir me revenait ou dès que j’avais un flash, je le notais.

Si bien que je passais parfois une journée entière sur l’ordinateur, et restais d’autres fois 5 ou 6 jours sans écrire.

J’ai relu mon texte plusieurs fois pour corriger l’orthographe et les fautes d’accord, supprimer les passages où je me répétais, modifié 2 ou 3 mots…

Par contre, je n’ai pas modifié la structure, ni le propos. Je n’emploie pas de langue de bois dans ce livre, ça ne sert à rien. »

 

Plaisir

« Je lis peu. En revanche, j’aime écrire et je sais tourner des phrases. On m’a demandé plusieurs fois d’écrire des discours, par exemple.

Mais j’ai quand même été étonnée du plaisir que j’ai pris à rédiger cette autobiographie.

J’y revenais toujours avec joie, surtout quand il s’agissait d’exprimer ma reconnaissance.

Les passages écrits pour mes parents adoptifs sont d’ailleurs ceux que je préfère. »

 

Sérénité

« L’écriture de ce livre m’a apporté la sérénité. Aujourd’hui, je suis apaisée, surtout quand je vois les réactions des lecteurs.

Au départ, j’avais pensé faire imprimer une dizaine d’exemplaires de ce livre, pour mon entourage.

Finalement, ma coiffeuse m’a mise en contact avec l’une de ses clientes, écrivain public, qui a trouvé le récit émouvant. C’est par son intermédiaire que j’ai pu rencontrer Vox Scriba pour la publication de mon livre.

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Les 150 premiers exemplaires ont été vendus, et j’en ai commandé 40 de plus. Je vais dans des salons du livre, je fais des dédicaces dans les supermarchés de la région… »

 

“On ne te connaissait pas bien”

« J’avais un peu peur des retombées, du regard des autres. Finalement, j’ai eu de bons retours.

Dans le village et dans ma famille adoptive, la plupart des personnes m’ont dit : “En fait, on ne te connaissait pas bien.” L’image que je donnais ne correspondait pas à ce que je vivais, les gens n’imaginaient pas toutes les souffrances que j’avais traversées… dans le silence.

Mon mari et mon fils, eux, ont été un peu surpris de voir que j’aie pu sortir un livre, même si je vais généralement au bout de ce que j’entreprends.

Quant à ma fille, je ne pense pas qu’elle l’ait lu, je ne sais pas si elle est au courant de sa publication. »

 

Un conseil ?

« Ne pas hésiter à écrire ! Ce livre m’a permis de trouver des mains tendues, car je m’y suis enfin dévoilée aux autres. »

 

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